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Pour être prêt demain, il faut se préparer aujourd’hui. Comment ?
I – Déterminer son profil d’épargnant
Il est fondamental de poser les bases, en répondant à cette question : quel type d’épargnant êtes-vous ? Les facteurs impactant l’épargne peuvent changer, selon votre statut. Etes-vous à l’aise avec la prise de risque ? Cela pourrait influencer le choix des placements (moins risqués ou plus risqués). Que dire de l’âge ? Les placements jugés judicieux à la trentaine peuvent être inadaptés à la cinquantaine. Qu’en est-il de la situation personnelle (famille et patrimoine) ? Elle peut également influencer l’épargne. Déterminer le profil d’épargnant aide à trouver le bon équilibre.
II – Fixer des objectifs
Épargner, investir…oui, mais pourquoi ? Épargner, juste pour épargner n’a aucun intérêt. Tout dirigeant qui s’y lance doit fixer des objectifs clairs et réalistes. En guise d’illustration, voici quelques-uns :
- Avoir des liquidités régulièrement : un dirigeant peut épargner afin de disposer de liquidités à tout moment. Ainsi, lorsqu’une opportunité d’affaire se présente, vous la saisissez immédiatement.
- Défiscaliser : l’épargne peut aussi viser à réduire les impôts. Il existe des investissements défiscalisants.
- Préparer sa retraite : les dirigeants ne restent pas aux affaires éternellement. L’épargne peut servir à assurer la retraite.
III – Définir la capacité d’épargne
La rémunération varie d’un dirigeant à un autre. Il en est de même pour les charges. Globalement : quelle somme d’argent peut-il épargner chaque mois, sans perturber son train de vie ?
Le but est de trouver un montant à placer régulièrement, jusqu’à ce que l’objectif fixé soit atteint.
IV – Choisir les dispositifs ou supports d’épargne adaptés
Il existe plusieurs dispositifs d’épargne pour les dirigeants :
- Assurance vie : ce contrat d’épargne (moyen ou long terme) permet de constituer un complément de retraite. Trois supports sont disponibles pour investir : fonds en euro, unités de compte et l’immobilier financier (OPCI, SCPI et SCI). Le rendement varie en fonction du support. Le contrat fixe le minimum du premier versement. Le dirigeant détermine le montant des versements suivants. Avec l’assurance vie, l’argent investi peut être récupéré à tout moment. Cette solution est adaptée pour ceux qui recherchent : souplesse, sécurité et performance.
- Immobilier : le choix du placement dépend de l’objectif fixé : réduire l’impôt, préparer la retraite, protéger la famille, etc. L’objectif déterminé, vous déterminez votre budget et votre capacité d’emprunt. Il est très recommandé d’utiliser au maximum le levier du crédit. La pérennité de l’investissement immobilier est la clef. Donc, il faut établir une stratégie (comment investir ? quand investir ? quel dispositif privilégier ?). Un courtier SOFRACO est nécessaire pour bien penser un investissement immobilier.
- Trésorerie d’entreprise : il est question d’identifier les bonnes solutions d’investissement pour dynamiser la trésorerie de l’entreprise. À ce sujet, un contrat de capitalisation représente une solution d’épargne (moyen ou long terme). Il permet de constituer un capital à une échéance déterminée. Cette enveloppe permet d’accéder à plusieurs supports d’investissement. Un expert SOFRACO saura identifier les solutions pouvant dynamiser la trésorerie d’entreprise.
- PEE (Plan d’Épargne Entreprise) : un système d’épargne collectif ouvert aux dirigeants (salariés ou non). Ce dispositif permet d’acheter des valeurs mobilières grâce à l’entreprise. Les sommes versées sur le PEE restent indisponibles pendant 5 ans, minimum. Des déblocages exceptionnels sont possibles. Ce placement permet de constituer un portefeuille de valeurs mobilières.
- PER (Plan d’Épargne Retraite) : il se décline en trois formes.
D’abord, le PER individuel : économiser afin d’obtenir une rente ou capital à la retraite. Ce plan succède au PERP et au contrat Madelin. Les versements volontaires alimentent principalement ce plan. Cette épargne peut être investie sur des actifs risqués et rémunérateurs.
Ensuite, le PER d’entreprise collectif qui succède au Perco. Les dirigeants avec des salariés peuvent y souscrire. Ce plan d’épargne comporte des avantages fiscaux. Le dirigeant économise à l’aide de l’entreprise. À la retraite, il obtient une rente ou un capital. Ce PER s’alimente de diverses manières : versements volontaires, CET (Compte Épargne Temps), intéressement et Participation. Cette épargne peut être investie sur des actifs risqués et rémunérateurs.
Enfin, le PER d’entreprise obligatoire qui succède aux contrats 83. Ce plan est ouvert aux salariés d’une entreprise (le dirigeant salarié aussi). Pour souscrire, il faut que l’employeur accorde ce droit. L’alimentation de cette épargne est similaire à celle du PER d’entreprise collectif. Néanmoins, il convient d’y ajouter les versements obligatoires.
V – Se faire accompagner
L’épargne parait simple en surface. Mais, dans le fond, il s’agit d’une suite de choix délicats et décisifs. Pour tirer le maximum de votre argent, il est très recommandé de se faire accompagner par un spécialiste en la matière. SOFRACO, expert en protection sociale, reste le partenaire le mieux indiqué. Notre équipe vous accompagne de bout en bout. Avec SOFRACO, vous tirez le meilleur de votre épargne. Contactez l’un de nos courtiers pour en savoir plus.
La protection sociale connait divers changements dès juin 2022.
I – Le droit à l’oubli est réduit à 5 ans
Les anciens malades du cancer et d’hépatite C bénéficient du droit à l’oubli, selon la convention AERAS. Ils peuvent demander un prêt sans déclarer leur ancienne maladie, quand le protocole thérapeutique est terminé depuis un certain nombre d’années, sans rechute. Avant juin 2022, le dispositif avait deux déclinaisons. Pour une maladie diagnostiquée avant l’âge de 21 ans, le droit à l’oubli était de 5 ans. Pour celle diagnostiquée après cet âge, le délai était de 10 ans. À partir du 1er juin 2022, on passe de 10 de 5 ans.
II – Une gestion plus transparente des assurances-vie et des PER
Les plans d’épargne retraite (PER) et les assurances-vie gagnent en transparence. Les distributeurs et producteurs de ces produits doivent désormais afficher les frais de gestion sur leur site internet. L’affichage est un tableau standard permettant aux souscripteurs (futurs et actuels) de connaitre : droits d’entrée, frais annuels et ponctuels.
III – Vers la fin du plafond de 38 euros pour les titres-restaurant
La crise sanitaire a impacté les économies. Parmi les mesures d’accompagnement figurent les assouplissements relatifs aux titres-restaurant. Le plafond journalier des paiements en tickets restaurant, normalement à 19 euros, reste à 38 euros, jusqu’au 30 juin 2022.
IV – Complémentaire Santé Solidaire : les nouveautés
En novembre 2019, la CSS (Complémentaire Santé Solidaire) remplace la CMU-C (Couverture Maladie Universelle Complémentaire) et la ACS (Aide à la Complémentaire Santé). À partir de juin 2022, ce dispositif connait des nouveautés.
• Possibilité de renoncer, sans frais, à la CSS en cours de droit ;
• Un bénéficiaire de la CSS ne s’acquittant pas de sa participation financière, voit son accès interdit pendant deux ans.
V – Assurance prêt immobilier : renforcement de l’information de l’emprunteur
Un prêt pour un achat immobilier requiert de souscrire une assurance emprunteur qui couvre ce crédit. La banque fournit une fiche standardisée d’information. Le format et le contenu de celle-ci changent (arrêté du 27 mai 2022, en application des dispositions de la loi du 28 février 2022). Quelques précisions supplémentaires :
• Le coût total de l’assurance sur les 8 premières années.
• La garantie invalidité du contrat est indépendante de la notion d’invalidité (comme retenue par la sécurité sociale ou un autre organisme compétent).
• Si le prêt n’excède pas 200 000 euros (crédits souscrits auprès d’autres établissements inclus), si la dernière échéance du remboursement intervient avant votre 60ème anniversaire, le questionnaire médical n’est pas obligatoire.
• Vous pouvez souscrire une assurance emprunteur autre que celle proposée par la banque.
• Vous pouvez résilier l’assurance souscrite pour une autre équivalente en temps voulu.
VI- Droit au compte bancaire
Un système de refus implicite remplace l’attestation de refus d’ouverture de compte. Dès le 13 juin 2022, 15 jours après une demande d’ouverture de compte sans réponse, vous pouvez vous diriger vers la Banque de France. Une banque proche de votre domicile ou au lieu de votre choix sera désignée d’office.
Pour en savoir plus, contactez votre conseiller SOFRACO le plus proche de chez vous dans notre annuaire en cliquant ici.
La prévoyance complémentaire est un ensemble de dispositifs qui complètent les prestations des régimes obligatoires de sécurité sociale. Pourquoi chaque dirigeant devrait choisir un contrat de prévoyance complémentaire ?
I – POUR LES DIRIGEANTS SALARIÉS
Un contrat de prévoyance complémentaire protège contre les aléas de la vie.
1 – Incapacité temporaire de travailler
Une maladie peut conduire à l’incapacité de travailler. La sécurité sociale, seule, est insuffisante. La prévoyance complémentaire constitue un supplément qui assure la constance de vos revenus, en cas d’arrêt maladie. Ce contrat peut également vous garantir un remboursement des frais professionnels. L’assureur s’occupe des charges professionnelles : salaires, loyers, assurance etc.
2 – Cas d’invalidité
Un accident ou une maladie invalidante peut causer une invalidité. Le travailleur (dirigeant salarié) ne remplit plus sa mission dans l’entreprise. Avec un contrat de prévoyance complémentaire, vous bénéficiez d’une pension. Le montant de celle-ci dépend du niveau d’invalidité établi au sein du contrat.
3 – Décès ou PTIA (Perte Totale et Irréversible d’Autonomie)
Chaque humain peut passer l’arme à gauche à tout moment. Que deviendront vos proches en votre absence ? Un contrat de prévoyance complémentaire les met en sécurité, en cas de décès ou PTIA. Conjoint survivant, enfants peuvent jouir d’une pension.
4 – Pérennité de l’entreprise en cas de faillite
Certaines entreprises dépendent grandement de leur dirigeant ou d’un associé jouant un rôle clé. C’est « l’homme-clé ». 10 à 15% peuvent faire faillite en cas d’absence prolongée de ce maillon essentiel. Afin d’assurer la pérennité de la structure, un contrat de prévoyance complémentaire est fondamental. Il évite la chute du chiffre d’affaires, couvre les dépenses liées à la restructuration.
Les raisons ainsi évoquées, quel contrat choisir ? Un contrat de prévoyance collective ou individuelle ? Les experts de SOFRACO vous écoutent et vous guident vers la solution adaptée.
II – POUR LES TRAVAILLEURS NON SALARIES (TNS)
Un chef d’entreprise a l’obligation de protéger ses salariés. C’est l’essence même de la sécurité sociale. Mais, lorsque vous n’avez pas un statut de salarié au sein de votre entreprise, les garanties de prévoyance des salariés sont hors de portée. Que faire dans ce cas ? La principale option qui s’offre à vous est de souscrire à une prévoyance individuelle pour travailleur non-salarié.
Sur cette lancée, un contrat de prévoyance Madelin peut offrir plusieurs avantages fiscaux et certaines facilités. Cette prévoyance permet de réduire vos impôts et de maintenir vos revenus. Elle peut dépendre de votre âge ou être à tarif fixe. Elle assure vos arrières face aux aléas de la vie. Ainsi, en cas d’arrêt maladie ou d’invalidité, vous préservez votre niveau de vie. Par ailleurs, en cas de décès ou PTIA, vos proches sont à l’abri.
Les experts de SOFRACO vous en disent davantage sur le sujet. Grâce au diagnostic de prévoyance spécifique aux TNS, ils vous orientent afin de vous guider vers la meilleure solution.
L’immobilier est depuis des décennies un investissement particulièrement apprécié des Français. La pierre continue d’avoir la côte, et les opportunités ne manquent pas. Il est ainsi possible de réaliser de bonnes affaires et de générer d’importants rendements, encore faut- il réaliser les bons investissements. Si vous êtes dirigeant d’entreprise, il existe des opportunités pour que vous puissiez investir dans l’immobilier. Mais quelles sont les solutions les plus efficaces et les plus pérennes ? Nous vous expliquons tout dans la suite de cet article.
Choisir l’auteur de l’investissement
En tant que dirigeant d’entreprise, plusieurs possibilités s’offrent à vous. Vous pouvez investir dans l’immobilier de deux façons bien distinctes. Soit en tant que particulier, soit à travers votre entreprise. Bien que les deux solutions possèdent leurs avantages et leurs inconvénients, il est nécessaire d’établir une bonne stratégie pour pouvoir en tirer les meilleurs profits.
Investir en tant que particulier
Investir en tant que particulier demeure la solution la plus simple et la plus accessible. Il est ainsi possible de bénéficier de nombreux dispositifs comme les lois Pinel et Malraux qui vous permettent de créer un patrimoine tout en bénéficiant d’importantes réductions sur votre imposition. Un moyen simple pour optimiser votre fiscalité qui peut être complété par du déficit foncier et du LMNP afin de permettre à votre patrimoine de se développer sur des bases solides.
Les revenus sont directement ajoutés à vos revenus imposables ce qui peut générer une forte hausse de votre imposition. Il faut donc savoir doser le juste équilibre entre investissement et fiscalité afin de pouvoir optimiser votre rendement et éviter de voir vos loyers décimés de moitié en imposition si vous n’effectuez pas une bonne gestion.
Investir en tant qu’entreprise
Autre solution, le dirigeant d’entreprise peut investir avec son entreprise. Il n’est pas alors propriétaire des biens directement, mais cette solution lui permet d’établir une société civile immobilière ou une SARL de famille. Ces entreprises rassemblent plusieurs associés et offrent de gros avantages, en particulier pour la succession. Une solution idéale pour protéger les générations futures qui n’auront pas à s’endetter lourdement pour pouvoir prendre la main sur un patrimoine important. Il est recommandé de se tourner vers ce type de solution lorsque le patrimoine est composé de plusieurs logements.
Dans le cas de la société civile immobilière, l’entreprise peut rassembler divers associés contrairement à la SARL familiale ou les associés doivent avoir un lien de parenté entre eux pour pouvoir faire partie de l’entreprise.
Attention cependant, le fait de regrouper un patrimoine à travers une entreprise peut endiguer les revenus qui sont générés car ils ne vous appartiendront pas directement comme dans toute entreprise. Il faudra alors se verser les sommes en s’acquittant des différentes charges et taux d’imposition. En ce sens, le versement de dividendes peut se révéler particulièrement intéressant de par la flat tax qui est actuellement en place.
Quelle que soit la solution et le dispositif que vous souhaitez choisir, il peut être judicieux de se faire accompagner dans ce type de démarche afin de pouvoir développer le plein potentiel de votre patrimoine. Pour cela, n’hésitez pas à contacter nos courtiers SOFRACO. Et pour en savoir plus, rendez-vous sur notre page dédiée à l’investissement dans l’immobilier.
Sujet brûlant d’actualité avec la crise sanitaire, il reste encore tabou alors que de nombreux dispositifs d’aide collective ou individuelle, publique ou privée existent. L’ensemble des experts dans le domaine sont unanimes sur l’importance de l’élément temporel. En effet, les dirigeants d’entreprises attendent trop longtemps et laissent ainsi une situation se détériorer alors que les aides prévues pourraient aider à surmonter des difficultés passagères.
Les accompagnements
Un centre d’information sur la prévention (CIP) peut lors des premiers signes de faiblesse financière, économique, patrimoniale… accompagner le dirigeant. Après un rendez-vous anonyme, individuel et gratuit, le dirigeant rencontre une équipe composée généralement d’un expert-comptable, d’un avocat ou un juge et parfois un conseiller CCI. Ils vont émettre ensuite des recommandations après que le dirigeant ait expliqué la situation de son entreprise. Même si elle est peu connue des dirigeants d’entreprises, les avis de cette institution sont suivis dans la majorité des cas (70%).
Il y a aussi des initiatives privées comme SOS Entrepreneur qui accompagne sur le long terme, les entreprises en difficulté. Et même en cas de redressement judiciaire, elles peuvent encore bénéficier d’un plan de continuation.
Problème ponctuel
Un premier pas pour le chef d’entreprise est de s’adresser au CCSF qui dépend des finances publiques, pour obtenir des facilités de paiement des impôts et cotisations sociales.
Tout dirigeant en difficulté peut aussi recourir à l’ouverture d’un mandat ad hoc. Cette procédure amiable sera adressée au tribunal compétent. Pour les sociétés, les commerçants ou artisans, ce sera le tribunal de commerce. Les sociétés civiles ainsi que les associations, professions libérales et agriculteurs sont soumis au tribunal judiciaire. Le tribunal ou le dirigeant de l’entreprise lui-même désigne le mandataire pour une période de 3 mois renouvelable. Toutefois, le mandataire doit obligatoirement être extérieur à l’entreprise.
Le but est d’accompagner le dirigeant dans ses démarches face aux créanciers. Le mandataire comme négociateur, tachera de trouver des accords avec ceux-ci. Il n’a pas de mission de gestion que seul le dirigeant assume. C’est une procédure qu’on trouve souvent avant la conciliation.
La conciliation
Lorsque les difficultés financières sont avérées et/ou ne laissent planer aucun doute sur leur survenance, la conciliation est alors la procédure adéquate. Une demande écrite est adressée à la juridiction compétente dans laquelle le dirigeant décrit de manière complète sa situation (économique, sociale, patrimoniale…) ainsi que les besoins de l’entreprise en termes de financement.
Cette procédure amiable et confidentielle n’est possible que si la cessation de paiements ne dépasse pas les 45 jours. Elle dure 4 mois et n’est renouvelable que pour un mois maximum.
Le conciliateur, nommé par le président du tribunal, va assister le dirigeant et non le remplacer dans sa gestion. L’objectif est d’obtenir un accord amiable mettant fin aux difficultés, qui sera par la suite, constaté et homologué par le tribunal.
Procédures collectives
Les mesures préventives ne permettent pas toujours d’éviter une cessation de paiements, parfois à cause de retard dans la prise en charge des difficultés ponctuelles ou structurelles.
La procédure de sauvegarde intervient si l’état de cessation des paiements n’est pas encore déclaré. La condition sine qua non est que les difficultés ne soient pas irrémédiables. Le but est d’aider l’entreprise en sauvegardant, réorganisant les activités et les emplois tout en assumant le remboursement des créances.
Aides temporaires dans le cadre de la crise sanitaire
La pandémie si elle a touché l’ensemble de notre modèle économique, a aussi fragilisé un grand nombre de PME et TPE. Dans ce cadre, différentes aides ont été mises en place. Le Fonds de Solidarité créé lors du 1er confinement s’étend à tout le secteur économique. Les entreprises de moins de 50 salariés y ont droit sous certaines conditions. La suspension de prélèvements automatiques pour les indépendants ainsi que certaines aides à la création de sites internet sont quelques-unes des autres mesures adoptées. Des aides financières exceptionnelles (AFEcovid) ont aussi été accordées à des artisans, commerces…dont l’activité était à l’arrêt.
Des prêts obtenus auprès des banques, garantis par l’état sont également une aide intéressante en cas de difficultés financières.
Aucun professionnel n’est à l’abri d’un retard, d’une omission, ou même d’une erreur lors de l’exercice de son activité professionnelle. Pourtant, ces faux pas peuvent avoir de lourdes répercussions financières pour le client, qui est tout-à-fait en droit de demander des réparations pour les dommages causés. Toute la responsabilité de dédommagement revient alors au professionnel, qui doit payer de ses poches les indemnisations et les intérêts qui vont avec. Le contrat de Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro) permet au professionnel de se désengager de sa responsabilité : Grâce à l’assurance RC Pro, ce dernier est protégé des conséquences financières des dommages qu’il a pu causer à un client dans le cadre de ses prestations. Vous avez souscrit à une RC pro et aimeriez savoir si les garanties de cette dernière sont adaptées à vos besoins professionnels ? Comment choisir le meilleur contrat RC pro ? Dans cet article, nous faisons le point sur les 3 couvertures primordiales à une assurance RC Pro convenable.
Qu’est-ce que la RC Pro ?
La responsabilité civile représente l’obligation légale de réparer les préjudices et sinistres qu’une personne physique ou morale a causé à un tiers. Elle permet à un particulier ou une entreprise de se couvrir des dommages qui pourraient être engendrés auprès des clients. En d’autres termes, la RC Pro intervient lorsque la responsabilité civile d’une entreprise (ou d’un particulier), de l’un de ses salariés, de ses prestations ou de son matériel est engagée. Souscrire à une assurance RC professionnelle vous permet donc de vous protéger des risques liés à votre activité professionnelle. Elle intervient par exemple lorsque vous n’arrivez pas à livrer des projets auxquels vous vous êtes engagés en temps et en heure, et plus globalement dans les situations suivantes :
- Négligences ou omissions
- Erreurs professionnelles
- Fautes de conception ou d’appréciation
- Défaut de performance
- Abus de propriété intellectuelle
- Manque de de prudence ou de diligence
- Non-conformité
- Violation du droit à l’image
- Formation, conseil ou assistance technique inadaptée
- Défaut de performance
- Insuffisance dans les préconisations
En bref, les sinistres couverts par la responsabilité civile professionnelle dans le cadre de votre activité professionnelle sont les dommages corporels (Un client qui se blesse dans la boutique d’un commerçant, une intoxication alimentaire causée par les préparations d’un restaurateur), matériels (dommages causés par des produits défectueux par exemple) ou immatériels (baisse de chiffre d’affaires causée par une erreur dans une activité de conseil, ou perte financière due à une inexécution ou un retard) causés à autrui par faute, imprudence ou négligence.
La RC Pro : Pour qui ?
Pour certaines activités réglementées, la loi française impose la souscription à une assurance RC Pro. Les concernés sont les experts comptables, les agents immobiliers et les professionnels des secteurs suivants :
- Droit (huissier de justice, avocat, notaire)
- Santé (infirmier libéral, dentiste, médecin, ostéopathe, sage-femme)
- Bâtiment (Architecte, artisan titulaire d’un contrat de louage d’ouvrage,
- entreprise de BTP)
- Transport des biens et des personnes (chauffeur VTC, chauffeur de taxi, transporteur routier)
- Sécurité : Agent de sécurité, société de gardiennage
- Tourisme : Agences de voyages
Pour les autres professions, la RC Pro est facultative. Toutefois, étant donné qu’aucune activité professionnelle n’est sans risques et à l’abri d’éventuelles poursuites, il est fortement recommandé aux autres professionnels de recourir également à la RC Pro.
Comment faire le bon choix de votre RC Pro ?
De nombreux paramètres doivent être pris en compte dans le choix de votre RC Pro, en l’occurrence les garanties qu’elle confère. Votre assurance doit en effet considérer les risques et spécificités de votre métier et correspondre aux besoins propres à votre entreprise/activité : elle doit donc être sur-mesure. Vous devez systématiquement prendre connaissance des sinistres couverts par votre RC Pro et identifier quels préjudices subis par la victime seront pris en charge par l’assurance (perte de revenus, invalidités, etc.). Un professionnel médical doit par exemple souscrire à une assurance qui couvre ses erreurs médicales.
Bien que les couvertures de votre assurance RC Pro dépendent de votre activité et du type du contrat signé, certaines garanties sont primordiales et conviennent le mieux aux activités professionnelles dans leur globalité.
Responsabilité civile d’exploitation (RCE)
Elle concerne les dommages matériels, corporels et immatériels causés à un tiers dûs à l’exploitation de l’entreprise. C’est une garantie qui couvre les préjudices causés à un tiers mais qui ne sont pas directement imputables à l’exécution d’une prestation.
Elle prend en charge les sinistres provoqués à l’intérieur et à l’extérieur (par exemple chez un client ou sur un chantier) de vos locaux.
La RCE couvre par exemple les dommages causés si vous renversez du thé sur l’ordinateur d’un client et QUE ceci entraîne la perte définitive de ses données, ou si votre client glisse sur le sol de votre société et se casse la jambe. Elle est engagée en cas de dommage causé auprès d’un tiers, dommage lié à la sous-traitance ou dommage causé au personnel.
Responsabilité civile après travaux ou après livraison
Il s’agit d’une garantie facultative permettant de couvrir le professionnel en cas de dommages matériels, immatériels ou corporels causés à des tiers par des produits de l’entreprise, une fois qu’ils sont effectués ou livrés.
Cette garantie couvre :
- Une erreur de conditionnement par l’entreprise
- Le vice du produit
- Des recommandations données par l’entreprise erronées ou insuffisantes
Responsabilité civile spécifique
Les garanties optionnelles peuvent souvent s’avérer très utiles. Ainsi, selon votre activité, vous pouvez par exemple opter pour :
- La RC des dirigeants : Protection en cas d’erreur liée à la gestion de l’entreprise
- La RC “occupation des locaux”: Cette garantie couvre vos locaux en cas de vol, de dégât des eaux, d’incendie ou d’explosion. Elle prend également en charge la sécurité du matériel de l’entreprise.
- La garantie d’atteinte à l’environnement et à la biodiversité
- La garantie de faute inexcusable de l’employeur, qui protège en cas d’accident de travail ou sinistre corporel dû à un non-respect des règles de sécurité.
- La garantie responsabilité civile en cas de sous-traitance
- La garantie “assurance mission” protège en cas d’accident de la route lors des déplacements professionnels
- Etc…
Pour conclure
Toute activité professionnelle est susceptible d’engendrer des dommages. La RC Pro, au-delà d’être une charge, doit être vue par le professionnel assuré comme une provision sur un risque fatal. Afin de bénéficier d’une RC Pro personnalisée, l’idéal serait de vous tourner vers un expert en protection sociale qualifié qui saura vous conseiller au mieux quant aux couvertures les plus adaptées à votre activité.